Wednesday, May 02, 2007

The first reviews of...

coreandco.fr //
Il y a deux ans sortaient «Utility Of Useless Things», premier album des Lyonnais de Membrane, et à l’époque, l’album avait la grande unanimité que ce soit du public ou de la presse spécialisée. Et c’est maintenant que le groupe revient avec son second album «A Story Of Blood And Violence», ou encore huit pistes qui vont secouer notre petite tête. Compacte, voilà le mot qui décrit le mieux la musique du groupe. Une sorte de gros mur sonique fonçant droit sur l’auditeur. Digne successeur des groupes noise français comme Portobello Bones, ou frères d’armes de Sleepers, le combo lyonnais joue une musique à la rythmique ultra plombée, aux riffs de guitares répétés en boucle et l’atmosphère embrumée et presque claustrophobe. Un réel sentiment d’enfermement se crée à l’écoute de cet album, encore plus que sur le précédent. En effet, là où sur «Uility Of Useless Things» on pouvait encore prendre un peu d’air par moment, sur des moments aux sons plus clairs, ici, on vogue en pleine brume tout au long du cd, à la façon d’Unsane (dont l’ombre n’est jamais loin). Moins dissonantes, et plus massives qu’avant, les compos sont aussi plus lentes, avec des montées en puissance mieux maîtrisées, comme sur le génial «Beauty Melancholy». Mais les déflagrations sonores pointent souvent leur nez quand même, mais le temps d’un couplet, et le tempo ralentit bien vite ensuite. Les petits élans presque rock’n’rollesque qu’on pouvait apercevoir par moment ont disparu et laissé place à des passages teintés d’émotions comme le montre à nouveau «Beauty Melancholy». Mais la violence reste le sentiment prédominant à l’écoute de cet album, et ce n’est pas le final «Sick» d’à peine deux minutes qui va nous faire dire le contraire, avec sa ligne de basse à vous décoller les cervicales.Si les ambiances étaient déjà bien travaillées sur le précédent opus, ici elles sont encore plus développées, grâce à des pistes plus longues, et un album plus long aussi (huit pistes contre six avant). Chaque morceau se divise presque en plusieurs petites parties, bien loin bien sur de l’eternel schéma couplet/refrain. Et si de prime à bord tout semble un peu décousu, plusieurs écoutes montreront que le traitement fait sur les ambiances est superbement bien fait et la complexité des compos. Ne serait ce que les variations de rythmes, les changements de tonalité de voix au sein d’un même morceau, ou l’enchainement des morceaux entre eux comme avec «Burn Inside» et «Nervous Passenger». Techniquement, le groupe ne mise pas sur la démonstration technique et joue plutôt sur la répétition, la mise en boucle de riff certes simple, mais au combien entêtant et formant un réel voile brumeux. Mais le jeu de guitare est cependant agrémenté par des passages plus dissonants à coup de notes répétées longuement. La basse, saturée, sert de toile de fond à la musique et rempli l’espace sonore. La batterie quant à elle joue sur les passages épileptiques et alterne entre roulements et gros martèlement. On a du mal à croire que c’est un trio vu l’étendu de la déflagration sonore.Pas de gros point noir a décelé, si ce n’est peut être une sorte d’épuisement vers la fin. En effet, l’album n’est pas spécialement long et pourtant l’écoute fatigue tant la tension est élevée, et la décharge importante. Quoi qu’il sen soit, ce nouvel album de Membrane glisse le trio en haut des marches de la scène noise française, aux côtés de Sleepers et des feu Portobelle Bones. A écouter sans hésiter.

musik-industry.com //
Le nouveau Membrane, en voilà une bonne nouvelle ! Membrane est un trio de Vesoul qui envoie. J’avais déjà bien accroché leur précédent album « Utility of Useless Things », mais je dois dire que celui-ci est encore meilleur. Une des différences notable est le son. Enregistré par un membre de Kill The Thrill, il a plus de matière, il est plus lourd et plus fourni en basses que sur l’album précédent (qui avait un son très acceptable également). Coté musique, c’est toujours très influencé par Unsane bien sûr, mais avec ce caractère qui fait que l’on a pas du tout l’impression d’écouter un sous-groupe connu. Je trouve cet album plus aéré et plus planant que par le passé, les parties les plus lentes sont prenantes à la façon de Sleeppers, et rehaussent encore le niveau de leurs compositions. Quand le rythme s’accélère, l’urgence se fait ressentir, le ton durci. On croirait courir comme un dératé dans un labyrinthe, poursuivi par la Faucheuse. C’est sombre, étouffant, brut et oppressant. Ce disque est aussi plus facile d’écoute que « Utility of Useless Things ». Avec 35 minutes pour 8 titres au compteur, de véritables progrès au niveau du chant (moins monotone qu’avant), on est sans problèmes dedans du début à la fin. Cet excellent album est conclu en beauté par « Sick », une reprise d’Unsane qui leur va très bien, plus rapide et au moins aussi violente que l’originale.

nawakposse.com //
Ah voila enfin une nouvelle prod’ de Basement Apes Industries à me mettre sous les crocs... putain ça faisait un bail que j'avais rien touché de chez eux.Alors là, c'est le nouvel album de MEMBRANE, le deuxième, après " Utility of Useless Things " sorti en 2004 sur le même label. De quoi s'agit-il ? Bah, pour le coup t'as le droit à un bon gros post rock lourd et intense à la limite du sludge avec des relents de noise.Pour illustrer le truc, tu vois SLEEPPERS... bah c'est la même chose... et malgré le fait que ce skeud sonne méchamment et qu'il soit super bien foutu, c'est ce qui me gène un peu. Ouais je suis partagé à cause de ça comme lorsque j'étais ultra emballé par SLEEPPERS et que, un beau jour je suis tombé sur UNSANE... bah ouais, tout de suite ça refroidit. Là c'est pareil, gros son bien rappeux, riffs de grattes ultra puissants, basses sous formes d'ondes telluriques, batteries qui savate la mesure et martèle un peu plus... tout est bien fait avec le son énorme... mais... mais même le chant me rappelle très fortement SLEEPPERS... et donc UNSANE.Ouais voilà le gros bémol de cet album... qui est pourtant excellent, et je suis tenté de dire : " qu'est ce qu'on s'en branle tant que c'est bon ".Donc pour conclure, si t'es fan de gros son, de grosses nappes de basses vrombissantes, de riffs puissants, de rythmiques appuyées, et d'ambiances pesantes et intenses, que t'es fan de SLEEPPERS, TANTRUM, DOPPLER, KRUGER, NEUROSIS... tu seras pas dépaysé. Et si tu connais pas ces groupes, je te les conseille et j'y ajoute MEMBRANE, que je ne connaissais que de nom et qui se trouve, désormais, une bonne place dans ma discothèque.

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